Questions au permis de conduire 2025 : ce qui a changé

02/10/2026

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Dominic Faure

Passer le permis de conduire en 2025, c’est affronter un examen théorique qui évolue régulièrement — et beaucoup de candidats arrivent avec de fausses certitudes héritées d’une préparation périmée. Le Code de la route change, les thématiques évoluent, et les questions posées lors de l’épreuve ETG (Épreuve Théorique Générale) reflètent ces mises à jour. Mieux vaut savoir exactement sur quoi on sera interrogé avant de s’asseoir devant l’écran.

Cet article détaille la structure de l’examen, les sujets prioritaires, les pièges les plus fréquents et les changements concrets de 2025. Que vous passiez par une auto-école traditionnelle ou en conduite accompagnée, les règles du jeu sont les mêmes — autant les connaître.

Comment fonctionne l’épreuve théorique en 2025

Format de l’examen : 40 questions, pas une de moins

L’ETG se compose de 40 questions à choix multiples, présentées sous forme de vidéos ou de photos, avec une ou plusieurs bonnes réponses possibles par question. La durée totale est de 20 minutes. Pour valider l’épreuve, il faut obtenir au minimum 35 bonnes réponses sur 40, soit un taux de réussite de 87,5 %. Un seul point en dessous et c’est un échec — sans appel.

Le score moyen de réussite au premier passage tourne autour de 60 % selon les années. Beaucoup de candidats sous-estiment la difficulté des interrogations sur les priorités, les distances d’arrêt et la signalisation. Ce sont précisément ces thèmes qui font chuter les notes.

La banque de questions officielle

Les questions proviennent d’une base officielle gérée par la Délégation à la Sécurité Routière. Cette banque contient plusieurs milliers de sujets répartis en 10 thèmes :

  • Circulation routière
  • Signalisation
  • Règles de priorité
  • Vitesses autorisées
  • Alcool, drogues et médicaments
  • Éco-conduite et environnement
  • Premiers secours
  • Mécanique et sécurité du véhicule
  • Autoroutes et voies rapides
  • Conditions particulières (nuit, pluie, brouillard)

Chaque examen pioche aléatoirement dans cette banque. Impossible de prédire précisément quelles interrogations tomberont — d’où l’intérêt de couvrir l’ensemble des thèmes plutôt que de se concentrer sur une liste de questions « qui sortent souvent ».

Les thématiques renforcées en 2025

L’éco-conduite, un sujet désormais incontournable

Depuis quelques années, la part consacrée à l’éco-conduite et aux véhicules électriques a nettement progressé dans l’examen. En 2025, attendez-vous à des interrogations précises sur :

  • Le fonctionnement des zones à faibles émissions (ZFE)
  • Les vignettes Crit’Air et leurs restrictions de circulation
  • La conduite anticipatrice pour réduire la consommation
  • Les spécificités des véhicules hybrides et électriques (distance de freinage différente, silence moteur, etc.)

Un candidat qui n’a jamais entendu parler des ZFE avant son examen prend un risque réel. Ces sujets représentent désormais une part non négligeable des points disponibles.

Alcool, stupéfiants et médicaments : des questions pièges

Ce thème génère beaucoup d’erreurs parce que les candidats confondent les taux légaux selon le statut du conducteur. En 2025, les règles restent les mêmes, mais les questions posées sont de plus en plus contextuelles :

  • Taux d’alcoolémie autorisé pour un conducteur en période probatoire : 0,2 g/L de sang (contre 0,5 g/L pour un conducteur confirmé)
  • Conduite sous stupéfiants : infraction indépendante du taux, contrairement à une idée reçue
  • Certains médicaments du quotidien (antihistaminiques, anxiolytiques) sont abordés dans des mises en situation

Les interrogations sur ce thème cherchent moins à vérifier la mémorisation brute que la capacité à raisonner dans un scénario précis.

Se préparer efficacement aux questions du permis

Applications et plateformes officielles

La méthode la plus efficace reste la pratique intensive sur des séries de questions simulant les conditions réelles de l’examen. Plusieurs applications mobiles proposent des tests en conditions chrono, avec une base mise à jour régulièrement. Le site officiel de la Sécurité Routière propose également des entraînements gratuits.

Viser 38 ou 39 bonnes réponses en entraînement avant de passer l’épreuve réelle est une bonne règle. Avec un score moyen de 35 en simulation, le jour J peut mal tourner — le stress amplifie les erreurs d’inattention.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Après analyse des retours d’expérience de milliers de candidats, plusieurs pièges reviennent systématiquement :

  • La règle de priorité à droite : mal appliquée dans les situations complexes, notamment aux intersections sans signalisation
  • Les distances de freinage : beaucoup de candidats sous-estiment l’effet de la vitesse sur la distance d’arrêt (qui quadruple quand la vitesse double)
  • La signalisation temporaire sur chantier, souvent négligée pendant la préparation
  • Les feux clignotants jaunes : leur signification précise échappe à de nombreux candidats
  • Les obligations envers les piétons aux passages cloutés, notamment la priorité absolue dès qu’un piéton s’engage

Pour aller plus loin sur les démarches liées au Permis, notamment les procédures administratives, plusieurs ressources spécialisées permettent de s’orienter rapidement.

Cas particuliers et situations spécifiques en 2025

Permis étrangers et questions adaptées

Les candidats titulaires d’un permis étranger souhaitant conduire en France se posent souvent une question différente : faut-il repasser l’examen théorique ? La réponse dépend de l’origine du permis. Un permis européen est valide directement. Pour un permis hors UE, la procédure de conversion peut s’avérer nécessaire. Convertir son permis de conduire étranger en ligne : la démarche simplifiée détaille les étapes à suivre via l’ANTS.

Dans tous les cas, si l’examen théorique doit être repassé, les mêmes 40 questions s’appliquent, avec les mêmes thématiques — y compris les spécificités françaises comme les ZFE ou les règles de priorité propres au Code de la route français.

Conduite accompagnée (AAC) : un niveau d’exigence identique

Les jeunes conducteurs en Apprentissage Anticipé de la Conduite passent le même examen ETG que les autres candidats, généralement dès 15 ans. Aucune adaptation du niveau de difficulté n’est prévue. La seule différence : ils bénéficient d’un contexte de formation plus long avant de présenter l’épreuve pratique.

Statistiquement, les candidats en AAC obtiennent de meilleurs résultats à l’examen pratique — mais pas nécessairement à l’épreuve théorique, où le taux de réussite reste comparable au passage classique.

Questions fréquentes

Combien faut-il de bonnes réponses pour réussir l’examen théorique du permis en 2025 ?

Il faut obtenir au minimum 35 bonnes réponses sur 40 pour valider l’épreuve théorique générale (ETG). Ce seuil correspond à un taux de 87,5 %. En dessous de 35, l’examen est raté et le candidat doit se représenter, avec un délai minimal à respecter selon son dossier d’inscription.

Les questions du permis de conduire changent-elles chaque année ?

La banque de questions officielle est mise à jour régulièrement par la Délégation à la Sécurité Routière, mais pas entièrement chaque année. Les mises à jour portent surtout sur les nouvelles thématiques (ZFE, véhicules électriques, nouvelles réglementations). En 2025, l’accent est mis sur l’éco-conduite et les zones à faibles émissions.

Combien de fois peut-on se présenter à l’examen théorique du permis ?

Il n’existe pas de limite légale au nombre de tentatives à l’ETG. Un candidat peut se représenter autant de fois que nécessaire. En revanche, chaque inscription génère des frais, et entre deux tentatives, un délai minimum est souvent imposé par l’auto-école ou le centre d’examen selon le planning disponible.

Peut-on passer l’examen théorique du permis sans auto-école en 2025 ?

Oui, depuis la réforme du permis, il est possible de passer l’ETG via un candidat libre en s’inscrivant directement sur la plateforme officielle RdvPermis. Toutefois, l’inscription nécessite un numéro NEPH, obtenu lors de la constitution du dossier de candidature. La préparation reste entièrement à la charge du candidat.

Quelle est la durée de validité du Code de la route une fois obtenu ?

La réussite à l’ETG est valable 5 ans. Si le permis de conduire pratique n’est pas obtenu dans ce délai, le candidat doit repasser l’épreuve théorique. Ce délai court à partir de la date de réussite à l’examen, indépendamment du nombre de tentatives à l’épreuve pratique.