Salariés sur la route autour de Dijon : pourquoi le secourisme du travail compte aussi en déplacement

20/10/2026

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Dominic Faure

Salariés sur la route autour de Dijon : pourquoi le secourisme du travail compte aussi en déplacement

Un technicien de maintenance d’une entreprise dijonnaise rentrait d’une intervention près de Beaune quand il a vu, sur la départementale, une camionnette couchée dans le fossé. Il s’est arrêté plus loin, a allumé ses feux de détresse, enfilé son gilet et posé son triangle avant de s’approcher. Le conducteur, conscient, saignait abondamment de la jambe. Formé au secourisme du travail deux ans plus tôt, le technicien a comprimé la plaie avec un pansement de sa trousse, appelé le 15 en donnant le numéro de la route et le village le plus proche, puis il est resté auprès du blessé en lui parlant jusqu’à l’arrivée des pompiers. Quelques semaines plus tard, en vérifiant ses papiers, il s’est aperçu que son certificat avait expiré le mois précédent.

Le risque routier, premier risque professionnel grave

Les accidents de la route restent l’une des premières causes de décès au travail en France, qu’il s’agisse des trajets entre le domicile et l’entreprise ou des déplacements réalisés pour le compte de l’employeur. Commerciaux, techniciens itinérants, artisans, livreurs, aides à domicile : autour de Dijon, entre l’agglomération, la côte viticole et les routes du Morvan ou du plateau de Langres, beaucoup de salariés passent une partie de leur journée au volant.

Sur la route, ces salariés sont aussi souvent les premiers témoins d’un accident. Savoir protéger la zone pour éviter un suraccident, donner une alerte précise et pratiquer les premiers gestes en attendant les secours peut changer l’issue, surtout sur une route secondaire où l’ambulance mettra vingt minutes à arriver.

Ce que le sauveteur apprend pour la route

La formation de sauveteur secouriste du travail suit un référentiel national défini par l’INRS. Elle commence par la protection, essentielle en bord de route : se garer en sécurité, baliser, couper le contact du véhicule accidenté, ne jamais traverser une voie sans précaution. Vient ensuite l’examen de la victime, puis l’alerte, avec un message qui doit permettre aux secours de trouver le lieu : numéro de route, sens de circulation, point de repère, nombre de victimes.

Le sauveteur apprend enfin les gestes : comprimer une hémorragie, placer une victime inconsciente qui respire en position latérale de sécurité, masser et utiliser un défibrillateur. Il apprend aussi pourquoi on ne retire pas le casque d’un motard qui respire et pourquoi on évite de déplacer un blessé coincé dans son véhicule.

Formation initiale et MAC : deux parcours distincts

Human Formation, organisme certifié Qualiopi et habilité INRS, organise le MAC SST et formation initiale à Dijon uniquement en intra, dans vos locaux. La formation initiale dure 14 heures sur 2 jours, pour 4 à 10 stagiaires, et le certificat reste valable 24 mois. Le tarif démarre à partir de 1 200 € HT.

Au bout de ces vingt-quatre mois, le sauveteur doit suivre le maintien et actualisation des compétences, appelé MAC SST, qui dure une journée. Sans ce recyclage, il n’est plus considéré comme sauveteur secouriste du travail. Le MAC commence par un retour d’expérience, au cours duquel chacun raconte les situations vécues, au travail, sur la route ou dans sa vie personnelle. Le formateur revoit ensuite les gestes et termine par des mises en situation.

Initiale et recyclage se tiennent dans des groupes séparés. Si vous avez à la fois de nouveaux salariés à former et des titulaires à recycler, prévoyez deux sessions, éventuellement la même semaine.

Pour une entreprise dont les équipes sont souvent sur la route, l’intra présente un avantage pratique : la session se cale sur un jour où tout le monde est au dépôt, par exemple une journée de réunion d’équipe ou une période plus calme. Le formateur peut aussi construire des mises en situation autour d’un véhicule de service garé sur le parking.

Suivre les échéances comme les contrôles des véhicules

Les entreprises qui gèrent une flotte suivent déjà les contrôles techniques, les entretiens et les visites médicales liées au permis. Le certificat SST peut entrer dans le même outil. Notez la date de chaque formation et l’échéance à vingt-quatre mois, avec une alerte six mois avant pour programmer le MAC.

Équipez aussi chaque véhicule d’une trousse de secours, d’un gilet et d’un triangle, et vérifiez-les à chaque entretien. Rappelez enfin aux conducteurs de toujours savoir où ils se trouvent, en notant le numéro de la route ou la sortie la plus proche.

Le technicien dijonnais a suivi son MAC le mois suivant. Son employeur a depuis ajouté les échéances SST au tableau de suivi de la flotte, pour que plus aucun salarié ne roule avec un certificat périmé. Sur la route, les secours sont parfois loin, et le collègue formé est souvent le premier sur place.

Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en précisant le nombre de salariés à former en initiale et à recycler en MAC.